Présentation

Les Gabonais résidant aux Etats-Unis ont lancé le 17 septembre 2011 à Washington un nouveau mouvement, la Plateforme Citoyenne, au cours d’une cérémonie constitutive qui a élu Henri Omva Minko premier Secrétaire Exécutif de la Plateforme Citoyenne, en remplacement de Mlle Flore Essiane jusque-là Secrétaire Exécutive Intérimaire. L’Assemblée générale et la cérémonie constitutives s’étaient tenues au Washington Court Hotel, 525 New Jersey Ave NW, Washington, DC 20001, aux Etats-Unis d’Amérique.

Les fondateurs de ce mouvement de la diaspora gabonaise des Etats-Unis avaient, depuis le 30 avril 2011 sillonné les Etats-Unis, notamment à Atlanta et Birmingham (30 avril), Houston (21 mai), New York (11 juin), puis de nouveau à Atlanta (16 juillet), où le projet d’association citoyenne avait été présenté aux communautés gabonaises.

 La naissance de la Plateforme Citoyenne fait suite au mini-conclave qui s’est tenu du 11 au 13 mars 2011 à Montclair au New Jersey (Voir les résolutions de l’Appel de Montclair), en marge duquel les leaders de la Communauté Gabonaise des Etats-Unis ont projeté de mettre en place une « Plateforme Citoyenne » à même de fédérer les Gabonais des USA qui militent pour un changement et une démocratie véritables au Gabon. Un Comité de Suivi avait été mis en place pour assurer la continuité de l’idée, à commencer, justement, par une tournée citoyenne de consultations auprès des Gabonais résidant aux Etats-Unis.

Le projet de Plateforme Citoyenne n’est pas un projet de parti politique, mais un cadre de rassemblement et de fédération des énergies qui veulent la renaissance du Gabon par la fin immédiate de la dictature des Bongo au Gabon et l’affirmation des idéaux de démocratie qui habitent aujourd’hui toutes les portions du peuple gabonais. C’est également un projet de renouvellement de la classe politique qui se veut un projet d’avenir, notamment par l’éclosion de nouveaux acteurs capables de proposer au peuple de nouveaux discours et une autre manière de se battre pour les idéaux de changement de tous les Gabonais.

A ce titre, la Plateforme Citoyenne vise:

1) la réorganisation de la diaspora gabonaise aux USA en vue de son affirmation sur le terrain politique aux Etats-Unis, de manière à la constituer en une force capable de peser de tout son poids dans le cadre de la politique américaine vis-à-vis du Gabon, et par conséquent, sur le devenir politique de la nation ;

2) l’affirmation de la voix politique de la diaspora gabonaise des USA et d’ailleurs dans le débat politique national, affirmation devenue nécessaire à un moment où, justement, on a entrepris par les lois votées récemment au Gabon, d’exclure constitutionnellement la diaspora gabonaise, qu’elle soit du PDG (parti au pouvoir) ou de l’opposition, du débat politique national ;

3) la fédération des forces du changement dans toutes les autres diasporas gabonaises du monde, en vue d’un élan de libération nationale digne de ce nom ;

4) la mise en orbite d’idées, d’hommes et de femmes nouveaux, dans le cadre d’une opposition nouvelle, aux fins de mener à la construction immédiate d’un Gabon qui ne soit plus la propriété d’une seule famille ou d’un seul clan, mais le Gabon de tous les Gabonais qui aiment vraiment leur pays.

Il s’agit donc de proposer, dans un premier temps, aux Gabonais des Etats-Unis, un pacte citoyen dans le cadre, justement, d’une « Plateforme Citoyenne » à même d’offrir une alternative crédible aux tergiversations, atermoiements et compromissions qui, depuis 1967, hypothèquent la destinée nationale tout en confisquant le débat politique au profit du statut quo cultivé depuis 1990 par un pouvoir anti-démocratique et une opposition de façade à la solde de ce pouvoir. Il s’agit de proposer une vision nationaliste et patriote du Gabon qui aille au-delà des trahisons d’une classe politique plus encline à s’accaparer et à se partager le gâteau national qu’à s’investir dans un sincère processus de libération nationale et de progrès qui soit de nature à propulser le Gabon sur la pente du développement durable dans le cadre d’une démocratie véritable.

Il s’agira ensuite de proposer ce même pacte aux autres diasporas gabonaises engagées implantées dans d’autres pays en Afrique, au Canada et en Europe, aux fins d’enclencher, dans ce contexte, les débats fédérateurs qui inspireront une action politique concertée de ces diasporas en vue, justement, de la consolidation de sa capacité à proposer un autre discours, une autre formule, une autre génération et un autre élan capables de mener au changement politique et à la démocratisation immédiats au Gabon et par tous les moyens, pour le plus grand bien du peuple gabonais.

 

 

 

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Lien de la video du discours de Mr. Henry Omva Minko

 

 

 

Plateforme Citoyenne

Discours de Présentation du Coordonnateur Général à la Population Gabonaise

 

Chers compatriotes,

 

Je m’adresse à vous aujourd’hui aux fins de vous présenter la Plateforme Citoyenne, cette nouvelle association de Gabonais engagés dont j’ai été élu Coordonnateur Général le 17 septembre 2011 à Washington, D.C. aux Etats-Unis. Je voudrais également, en tant que Coordonnateur Général de cette Plateforme justement, me présenter à vous pour engager avec vous l’urgent dialogue qui s’impose au moment où nous recherchons tous, pour le Gabon, des avancées démocratiques concrètes et inviolables.

 

Je suis Henri Omva Minko. Je suis d’ethnie fang et originaire du Woleu Ntem. Mais ce n’est pas en tant que Fang que je me présente à vous. Je me présente à vous en tant que Gabonais par-dessus tout, un Gabonais qui, comme vous, est épris de liberté et d’aspirations nouvelles pour un Gabon que nous souhaitons meilleur.

 

Mon éducation culturelle s’est passée entre deux entités, d’un côté la religion chrétienne, qui m’a appris la crainte et l’amour de Dieu, de l’autre l’éducation reçue de mes parents et de ma famille, basée sur des valeurs modestes certes, mais valeurs dont je suis néanmoins fier aujourd’hui de symboliser l’héritage. Ces valeurs s’articulent, d’une part, autour du respect et de l’amour du prochain et, de l’autre, autour d’un code nationaliste et éthique qui fait de moi non seulement un homme humble, mais aussi et surtout un citoyen fier. Je n’ai d’ambitions que le service à la nation et l’affirmation des principes de dignité et de moralité qui doivent, aujourd’hui, moduler notre relation avec notre pays, notre relation avec nos concitoyens, notre relation avec notre destinée nationale.

 

Ce sont d’ailleurs les valeurs morales et civiques dont j’ai toujours fait montre dans ma vie publique et privée qui ont permis à mes concitoyens de la diaspora gabonaise des États-Unis de me témoigner leur confiance en m’élisant au poste de Coordonnateur Général de la Plateforme Citoyenne, et ceci au Cours de l’Assemblée Générale Constitutive du 17 septembre 2011 qui a vu la naissance officielle et formelle de notre association citoyenne.

 

Oui, Chers compatriotes :

 

Le 17 septembre 2011 est une date importante car elle marque le lancement officiel d’une idée citoyenne qui est forte et nécessaire. Cette idée symbolisera pour nous aux Etats-Unis, mais aussi pour nos compatriotes au Gabon ou dans le monde la mise sur orbite d’une mouvance nationaliste, donc patriotique, qui souhaite contribuer à donner une nouvelle orientation à la lutte qui oppose le Gabon aux Bongo et au bongoïsme depuis plus de 44 ans. Il faut au Gabon un nouveau discours national qui soit clair et direct dans ses objectifs, et qui donne la voix aux nouvelles générations. C’est d’ailleurs la première fois que des Gabonais issus d’orientations politiques différentes décident, ici aux Etats-Unis, de s’unir pour mettre en commun leurs forces et leurs idéaux en vue de la libération nationale. La réussite de ce mouvement inclusif de toutes les tendances libératrices est très importante pour nous tous, et nous espérons, à terme, étendre notre action fédératrice non seulement à toute la diaspora, mais également à tous les Gabonais. La situation d’impasse politique dans laquelle se trouve notre pays le commande.

 

Car, pour les citoyens que nous sommes, 44 ans de pouvoir bongoïste, c’est long, trop long !

44 ans d’une dictature sans partage ;

44 ans d’un régime corrompu et despotique ;

44 ans de misères pour un peuple meurtri jusque dans sa dignité ;

44 ans de répressions politiques et économiques ;

44 ans de brimades et de privations des libertés fondamentales qui font la fierté des peuples libres.

 

Le peuple gabonais n’en peut tout simplement plus.  Le peuple gabonais ne croit plus en la démocratie de façade que les Bongo et le parti état PDG lui servent jusqu’à l’étouffement depuis 44 ans.

 

Ne nous leurrons donc pas. Ne nous leurrons plus.

 

Lorsque nos enfants ne peuvent s’éduquer valablement fautes d’écoles dignes de ce nom !

Lorsque nos parents depuis 44 ans vivent dans des taudis dans un pays dont la colossale fortune est pourtant avérée !

Lorsque des familles entières mangent dans des poubelles parce qu’on leur a tout volé!

Lorsque le chômage chronique dont souffre le pays est devenu un fléau national !

Lorsque nos diplômés ne peuvent trouver de travail qu’en vendant leurs âmes aux Bongo et aux Francs-maçons !

Lorsque les soins de santé et les hôpitaux sont inexistants !

Lorsque notre Constitution, la base de notre supposée démocratie, est sans cesse violée et piétinée, puis transformée en chiffon à la mesure de la petitesse des Bongo !

Lorsque le droit à l’expression, au bonheur et à la dignité n’est plus un droit, mais un privilège que l’on accorde en fonction de l’ethnie, du copinage ou de l’arbitraire !

Lorsque le vote du peuple n’a plus aucun sens !

Lorsque nos femmes, nos sœurs et nos filles n’incarnent plus les valeurs de la femme africaine, mais doivent se prostituer pour espérer nourrir leurs familles !

 

Quel peuple resterait insensible à une telle hécatombe, à une telle mutilation de ses élans ? Quel peuple ne serait pas en colère ? Quel peuple ne rechercherait pas le changement par tous les moyens possibles, pour tout simplement en finir ?

 

Voilà pourquoi, à l’heure où des peuples dignes se soulèvent partout en Afrique et dans le monde arabe, la Plateforme Citoyenne a adopté, dans ses statuts et dans son idéologie, le principe inviolable d’un départ obligatoire et inconditionnel de cet imposteur du pouvoir. ALI BEN BONGO DOIT DEGUERPIR, tout comme doivent déguerpir tous ceux qui, pendant 44 ans, ont aidé les Bongo, en dedans ou en dehors du PDG, à tuer le peuple gabonais et son potentiel économique et humain.

 

Le mépris et l’arrogance des Bongo Ondimba à l’égard du peuple Gabonais nous laissent penser qu’il n’y a, chez eux, aucun amour pour le Gabon. Ils ne méritent pas, et n’ont jamais mérité, de diriger le Gabon.

 

L’Emergence avec laquelle on nous empoisonne les oreilles à longueur de journée depuis deux ans est une utopie. Il faut la rejeter car elle ne veut rien dire et n’a rien produit de concret deux ans après. Cette nouvelle propagande des Bongo Ondimba, après celles des Rénovations qui n’ont jamais rien rénové et des gouvernements de combat qui n’ont jamais rien combattu, incarne un mal d’où ne sortira jamais le bien. Ali Ben Bongo, comme son père Omar Bongo avant lui, a une conscience maciavélique. Ils sont responsables de la mort du Gabon. Ils sont responsables  des grands désordres qui gangrènent actuellement le Gabon, et qui portent les germes de la destruction de notre pays, pays dont les richesses et les aspirations ont été confisqués par un clan, celui des Bongo Ondima et complices.

 

Voilà pourquoi je lance dès aujourd’hui un appel citoyen au peuple gabonais. Cet appel veut dire quoi ?

 

Tout simplement que :

 

Quand on est citoyen, on ne laisse personne vous ravir vos libertés ;

Quand on est citoyen, on ne laisse personne vous voler vos richesses ;

Quand on est citoyen, on ne laisse personne brimer ou violer vos enfants ;

Quand on est citoyen, on ne laisse personne vous ravir votre dignité.

 

Le moment de préparer la chute des Bongo Ondimba et de leur régime est venu.

 

Des Etats-Unis où nous sommes, nous comptons, dans un premier temps, nous organiser pour peser de tout notre poids dans le système politique américain. Pour ce faire, nous nous activerons à la création de réseaux au sein de l’administration américaine et des divers pôles du pouvoir aux États-Unis en vue d’influencer l’attitude et la politique américaine vis-à-vis du Gabon.

 

Dans un deuxième temps, nous comptons étendre notre action de fédération des Gabonais aux diasporas qui, de par le monde, veulent comme nous la fin du régime des Bongo et du PDG par tous les moyens. Il est impératif de donner à la diaspora gabonaise une voix politique cohérente susceptible de lui permettre la capacité d’influencer le cours des choses au Gabon.

 

Nous comptons, enfin, projeter notre action sur le terrain politique au Gabon, aux fins d’apporter notre contribution aux grands mouvements insurrectionnels qui, demain, avec le soutien et l’implication de tous les Gabonais, viendront à bout des criminels politiques qui meurtrissent actuellement notre peuple. A ce titre, nous comptons développer sur le terrain au Gabon même une capacité opérationnelle de nature à provoquer, en collaboration avec les forces vives de la nation, le changement immédiat que les Gabonais attendent, notamment par la création de réseaux d’action politique et de résistance.

 

Fédérer les Gabonais autour d’une plateforme citoyenne, donc de prise de conscience et d’actions de résistance libératrices, est pour nous aujourd’hui un impératif incontournable. Nous travaillerons à cet objectif avec tous les Gabonais de tous les bords politiques qui pensent comme nous que le règne des Bongo Ondimba et du régime PDG doit prendre fin, et ce par tous les moyens. Nous devons faire nôtres les principes de la déclaration d’indépendance américaine, principes qui entérinent le droit des peuples à se débarrasser de leurs dictateurs par tous les moyens.

 

Oui, chers compatriotes, il nous est impératif, aujourd’hui,

 

D’éduquer chaque Gabonais et Gabonaise en vue d’une prise de conscience citoyenne qui soit conforme à l’affirmation non seulement de ses droits, mais aussi de ses devoirs et responsabilités de citoyen(ne) vis-à-vis de son pays, particulièrement en cette période de lutte politique qui commande à chaque Gabonais et Gabonaise un devoir d’engagement ferme contre la dictature et la dynastie des Bongo au Gabon ;

 

D’utiliser tous les moyens de lutte envisageables en vue de la fin du régime des Bongo Ondimba au Gabon;

 

De proposer à la nation les modèles de démocratie et de gouvernance à même de garantir non seulement l’affirmation des droits citoyens de tous les Gabonais, mais aussi le développement économique optimal, permanent et irréversible de notre pays.

 

Nous vous appelons donc à rejoindre cet idéal de libération nationale et à travailler avec nous en vue de la réalisation de cet objectif citoyen commun.

 

Vive le Gabon. Vive la République.

 

Fait à Atlanta, Géorgie, Etats-Unis d’Amérique

 

Henri Omva Minko

Coordonnateur Général